King Arthur

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Humour et mise en abyme

Ici les acteurs ne sont pas seulement Arthur ou Oswald, mais montrent qu'ils font seulement mine d'être ces personnages, à l'image d'un enfant qui joue. L’acteur est mis en jeu dans une relation autonome avec sa narration; ainsi outre le développement de l’action et sa signification au niveau des personnages, l’œuvre s’enrichit d’une strate d'interprétation supplémentaire.

Cette technique de jeu sert particulièrement une œuvre fragmentée comme le King Arthur de Purcell et Dryden, œuvre constituée d’une suite de tableaux indépendants les uns des autres. Elle est redoutablement efficace lorsqu’on choisit, comme nous le faisons, de ne pas jouer l’intégralité des scènes théâtrales - qui dureraient près de 4 heures – en plus des 2 heures de musique !
Dans notre mise en scène, les chanteurs sillonnent l’œuvre, y puisent ce qu’ils trouvent important, et content l’histoire qu’ils ont su faire leur. En résulte un jeu ludique qui, tout en sauvegardant l’esthétique propre de l’œuvre - une exigence à l’opéra-, en offre une interprétation moderne, et même presque instantanée. L'œuvre est ainsi aisément accessible à un large public.
 


King Arthur au Théâtre de l'Athénée, Paris, février 2014

 


Citaat

Vive enjouée et roborative, la production préfère l'allant du théâtre à la poésie musicale ; Si l'on accepte ce parti-pris, l'expérience s'avère plutôt joyeuse ! Le public salue avec enthousiasme chanteurs et instrumentistes, comme on remercierait de bons amis à l'issue d'un repas convivial et détendu. … Force est de reconnaître que l'allant et l'élan de cette troupe joyeuse font souvent mouche. Humour potache mais jamais vulgaire...ils débordent d'énergie et leur plaisir saute aux yeux. Le metteur en scène, Sybrand van der Werf ne ménage ni leur ardeur ni leur fantaisie et chacun s'en donne à cœur joie ! - La Croix, 2014--

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