Queen Mary

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Le spectacle débute avec la musique magnifique qui honorait chaque année la reine à l'occasion de son anniversaire, suivi d’extraits de The Fairy Queen que Purcell composa pour ses noces de cristal, suggérant à la souveraine mille plaisantes façons de passer le temps (a thousand ways to spend the hours).


La guerre est omniprésente en Europe en cette fin du 17eme siècle, et nous donnons une large place à la trompette, brillante, héroïque, musique interprétée par les célèbres trompettistes de la cour Matthias et John Shore. Tous deux accompagnaient toujours le roi dans ses missions diplomatiques ou ses opérations militaires. Ils prennent la parole au cours du spectacle, en français, pour présenter les extraits musicaux avec humour et de façon très vivante.
  

Les rois européens qui se faisaient la guerre étaient souvent cousins ; nous illustrons ces intrigues et rivalités autant politiques que familiales par la scène des diables extraite de The Tempest. Les alliances basculaient sans cesse, comme l'illustre cet opéra dont le héros Prospero est chassé du pouvoir par son frère et cruellement jeté sur un radeau.
 

Lorsque Guillaume rentre de la guerre des Flandres qui l'a opposé à Louis XIV, Purcell flatte son souverain, en bon courtisan, par l'hymne ‘The way of god is an undefiled way’.


Un an plus tard, Mary Stuart décède brutalement, plongeant le peuple anglais dans l'affliction. Pour elle, Purcell compose l'extraordinaire Funeral music for Queen Mary. Pour clore le programme en apothéose, des extraits rarement joués de King Arthur – associé à Guillaume- exaltent la grandeur de l'Angleterre à l'orée du 18ème siècle, au moment où celle-ci devient une grande puissance supplantant la France et les Pays Bas


Purcell, courtisan génial, a su sublimer les commandes formelles qui lui étaient imposées en composant des musiques inspirées. Il transcende son sujet, tout comme les formes traditionnelles dont il est l'héritier pour inventer de nouveaux genres musicaux.