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Les Noces de Figaro de WA Mozart,pour les festivaliers du grand Ouest en juillet 2008C’est toujours avec un peu d’émotion qu’un chef d’orchestre ouvre une partition majeure comme les Noces de Figaro. En effet, le théâtre d’ombre propose une infinité de techniques au service du texte et de la musique. Il se prête parfaitement au comique des trois premiers actes avec leurs jeux d’apparition/disparition, leurs effets de travestissement… tout en y adjoignant une dimension poétique délicieuse. Il est également idéal tout au long du 4ème acte, dans la pénombre du jardin. Plus largement, l’utilisation du théâtre d’ombre semble parfaitement pertinente avec les thèmes éternels abordés par l’œuvre de Mozart : la jalousie de Figaro, la violence du comte évoquent bien la part d’ombre tapie en chacun de nous. Suzanne agit comme un catalyseur, qui fait éclater cette noirceur au grand jour. La réduction orchestrale pour cinq instruments, dans cette perspective, paraît alors comme parfaitement cohérente. A l’intimité du plateau répondra celle de la formation de chambre, jouant sur instruments anciens pour donner à entendre tout l’humour et la fragilité des âmes mises à nues sur scène
La tournée • 24, 25, 26 et 29 juillet, les Opéras d'Eté à Dinard
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