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The Fairy Queen, King Arthur, A Tempest sont des semi-operas, ou dramatic operas, représentatifs de la façon dont les Anglais ont créé leur propre opéra à la fin du XVIIème siècle. Pour réaliser une interprétation actuelle de la partition et du livret, nous nous sommes laissés guider par une recherche historique sans pour autant réaliser une reconstitution. Selon nous, aussi bien l'acteur que le spectateur du XVIIème siècle ne se laissent reconstituer car le théâtre vit du contact entre l'acteur et le spectateur. Londres, 1692. Après Cromwell, les rois de la Restauration anglaise ayant vécu en exil auprès de Louis XIV aspirent en leur cour à une magnificence artistique comparable. Purcell leur offre les œuvres lyriques les plus géniales, de Didon & Enée, King Arthur et The Fairy Queen sont les plus réputées, dans un genre spécifiquement insulaire où le théâtre est aussi important que la musique, et que l'on pourrait appeler le théâtre musical du XVIIème siècle. Monter la pièce de théâtre et la musique
de The Fairy Queen, King Arthur ou A Tempest dans leur intégralité
conduirait à une production intéressante, mais sans doute
réservée à un public de spécialistes. De surcroît,
de récentes recherches musicologiques prouvent que cette démarche
ne serait même pas valide historiquement, car les livrets des opéras
créés à Londres étaient imprimés avant
les répétitions durant lesquelles il était habituel
d'apporter des modifications ! La Musique de Purcell La plupart des œuvres de Purcell sont des merveilles. La profusion musicale purcellienne propose à l’auditeur une variété d’airs magnifiquement expressifs, de chansons plus prosaïques, de polyphonies raffinées, de danses populaires. Solos, duos, trios, chœurs, danses instrumentales et intermezzi alternent et rivalisent. Afin de mettre en valeur au mieux l’esthétique propre à
Purcell, l’ensemble instrumental Il
Teatro Musicale joue sur instruments baroques. La structure de base
de l’ensemble est celle du quatuor à cordes - 2 violons,
alto, basse de violon - à laquelle s’ajoutent des instruments
de basse continue - clavecin, théorbe et viole de gambe/violoncelle
-. Les instruments à vent - trompette, hautbois, flûtes à
bec - apportent quant à eux une indispensable variété
de couleurs et d’affects ; la trompette est synonyme de guerre,
la flûte à bec d’amour. La basse de violon vient de
France et a une couleur bien particulière. C’est un violoncelle
de très grande taille, accordé un ton plus bas que ce dernier,
au son profond. |
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