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Créations / Productions
Intégrale Purcell
A Tempest
King
Arthur
Fairy
Queen
Les noces de Figaro
La
Flûte Enchantée
Les
opéras-comiques
Le
« 66 » d’Offenbach
Le
Voyage dans la Lune
Le
Violoneux &
Tromb’al-ca-zar
Ma
Tante Aurore
de
Boieldieu |
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Intégrale des
Opéras de Purcell,
L’influence de la musique française
Londres, 1692. Chassés par Cromwell, les rois de la Restauration anglaise Charles II et Jacques Ier ont vécu leur enfance en exil à la cour de Louis XIV. Ils sont profondément imprégnés de l’esthétique française. Afin d’affirmer leur pouvoir retrouvé en cette fin du XVIIème, ils aspirent en leur cour à une magnificence artistique comparable. Charles II tente de séduire les londoniens par des Tragédies Lyriques et des Comédies-Ballets… Il fait traverser le Canal à maints musiciens et chanteurs versaillais.
Purcell lui offre les œuvres lyriques les plus géniales, sachant créer une synthèse entre le goût français et ce dont les Anglais sont férus : le masque. King Arthur et The Fairy Queen en sont les plus réputées, dans ce genre spécifiquement insulaire où le théâtre est aussi important que la musique, dénommé plus tard ‘semi-opéra’. On pourrait l’appeler aujourd’hui ‘théâtre musical du XVIIème siècle’.
Les Semi-Opéras, reconstitution ou interprétation ?
Pour réaliser une interprétation actuelle de la partition et du livret, nous nous sommes laissés guider par une recherche historique sans pour autant réaliser une reconstitution. Selon nous, aussi bien l'acteur que le spectateur du XVIIème siècle ne se laissent reconstituer car le théâtre vit du contact entre l'acteur et le spectateur.
Monter dans leur intégralité la pièce de théâtre et la musique de King Arthur, The Fairy Queen ou A Tempest conduirait à une production intéressante, mais sans doute réservée à un public de spécialistes. L’œuvre complète est fort longue pour le spectateur d'aujourd'hui. Le public du XVIIème siècle passait des heures au théâtre, ayant l'habitude pendant la représentation de bavarder, de manger, ou de s'adonner à quelque intrigue amoureuse... Le public contemporain, lui, préfère un spectacle plus concis, auquel il assiste dans le silence et la concentration.
En outre, de récentes recherches musicologiques prouvent que cette démarche ne serait même pas valide historiquement, car les livrets des opéras créés à Londres étaient imprimés avant les répétitions durant lesquelles il était habituel d'apporter des modifications ! A l’époque, déjà, on adaptait les oeuvres en fonction des lieux et des circonstances. Pourquoi ne pas faire de même ? L’objectif de Frédérique Chauvet et de David Prins est que la partition prenne tout son sens pour nos contemporains, que mélomanes comme néophytes goûtent la beauté et la force de l’esthétique de Purcell en une représentation vivante et moderne.
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