ARMA : Art Lyrique et Musique Ancienne
           
 

:: Créations / Productions

Intégrale Purcell

A Tempest

« Best of » Purcell

King Arthur

Fairy Queen

Les noces de Figaro

La Flûte Enchantée

Les opéras-comiques

Le « 66 » d’Offenbach

Le Voyage dans la Lune

Le Violoneux &
      Tromb’al-ca-zar

Ma Tante Aurore
      de Boieldieu

   

Intégrale des Opéras de Purcell,

Musique ancienne & Mise en scène moderne

 

Henry PurcellLa plupart des partitions que Purcell écrivit pour la scène sont des merveilles. A la richesse du théâtre shakespearien ou de la légende arthurienne pour lesquels ils compose, répond sa profusion musicale, offrant une riche variété d’airs magnifiquement expressifs, de chansons fort prosaïques, de polyphonies raffinées, de danses populaires… Solos, duos, chœurs, danses instrumentales et intermezzi alternent et rivalisent.

L’équipe revisite Purcell pour le plus grand plaisir de tous les publics, ce avec son exigence artistique habituelle. Frédérique Chauvet et ses metteurs en scène ne choisissent pas de réaliser la reconstitution historique des œuvres.
En effet, « le théâtre ne saurait être reconstitué car il vit de l’échange entre acteurs et spectateurs ». Cependant, ils sont convaincus que, seule une recherche historique sur la musique et le texte théâtral original permet de révéler toutes les facettes de l’œuvre.

L’ensemble Barokopera Amsterdam joue sur instruments baroques et Frédérique Chauvet, chef d’orchestre spécialiste de cette période, puise son inspiration dans l’esthétique propre du compositeur et de son temps. Tout en synthétisant l’œuvre et privilégiant sa dimension musicale, elle entend redonner à celle-ci sa particularité : celle d’un semi-opera, ou dramatic opera, forme lyrique propre aux compositeurs britanniques de la fin du XVIIème siècle où l’action est menée par le théâtre et commentée par la musique. On pourrait sans doute parler d’un « théâtre musical » avant la lettre.

Les dramatic operas de Purcell furent pour les rois de la Restauration anglaise un moyen de déployer en leur Cour un faste comparable à celle de Louis XIV où ils avaient vécu leur enfance en exil sous Cromwell. tout en répondant au goût du public anglais féru de théâtre. Cette dimension politique du semi-opera est particulièrement forte dans le cas de King Arthur par le sujet lui-même. Pour le librettiste John Dryden, le poète de la cour fort apprécié à son époque, il s’agit très clairement de légitimer la lignée des rois d’Angleterre en donnant à celle-ci les racines qui lui manquent.

Le « jeu théatral transparent » sert parfaitement le style épique : l’acteur devient une sorte de narrateur mis en scène. En mettant en jeu l’acteur dans une relation autonome avec sa narration, l’oeuvre, outre le développement de l’action et sa signification au niveau des personnages, s’enrichit d’une interprétation au niveau de la narration elle-même. En bref : les acteurs ne sont pas seulement Arthur ou Oswald, mais font comme s’ils étaient ces personnages, à l'image d'un enfant qui joue.

Cette technique de jeu sert particulièrement une oeuvre fragmentée comme le King Arthur de Purcell et Dryden, oeuvre constituée d’une suite de tableaux indépendants les uns des autres. Elle est particulièrement efficace lorsqu’on choisit, comme nous le faisons, de ne pas jouer l’intégralité des scènes théatrales - qui dureraient près de 4 heures – en plus des 2 heures de musique ! A l’époque de Purcell, déjà, on adaptait les oeuvres en fonction des exigences du commanditaire, des circonstances de la représentation et même en fonction du plateau disponible. Pourquoi ne pas faire de même ? En effet, si le public du XVIIème considérait le théâtre autant comme un prétexte aux relations sociales qu’un lieu de création artistique (il y passait volontiers de longues heures, l’attention captivée par les plus belles scènes seulement), le public contemporain, lui, préfère un spectacle plus concis, auquel il consacre toute son attention.

Dans notre mise en scène, les chanteurs sillonnent l’oeuvre, y puisent ce qu’ils trouvent important, et content l’histoire qu’ils ont su faire leur. En résulte un jeu ludique qui, tout en sauvegardant l’esthétique propre de l’oeuvre - une exigence à l’opéra-, en offre une interprétation moderne, et même presque instantanée. L'oeuvre est ainsi aisément accessible à un large public.


 
           
Nos partenaires
Créations / Productions l Opéras d'été l Phototèque l Audiotèque l Presse
Artistes l Accueil l Contacts
webdesign : vehem
Ville de Dinard   Région Bretagne   Conseil Général d'Ille et VIlaine   France 3 Bretagne   France Musique   Caisse des dépôts et consignations   Festivals Musique Classique en Bretagne