Don Juan 1815

Mythique Don Juan !

Mythique Don Juan ! Le personnage fascine : Dangereux séducteur ? Libertin revendiquant son libre arbitre ? Chaque époque se l’approprie et le fait résonner de ses obsessions.

Dans ce spectacle original, qui fait revivre les deux premières adaptations parisiennes de Don Giovanni, nous voici, en 1815, dans les coulisses de la création : metteur en scène et artistes s'affrontent pour défendre chacun leur vision du mythe/ de l'histoire.


Dans le Paris de 1815, l’opéra-comique est à la mode, « le bourgeois y rit de lui-même ». Les opéras étrangers sont toujours traduits en langue française et souvent remaniés car on se plaît à en faire des pastiches. Nous usons de la même fantaisie - fidèle à la tradition - pour créer une version chambriste où les textes en français rendent l'action limpide, interprétés par quatre chanteurs qui se partagent les rôles. Les deux barytons incarnent Don Juan et Leporello/Sganarelle. Le ténor interprète Ottavio mais également le metteur en scène - directeur de théâtre fictif - qui a choisi de confier à sa soprane favorite tous les rôles féminins. Don Juan n’est-il pas en quête de LA femme, insaisissable, idéalisée, en dehors de l'identité de chacune ?

Afin de donner à entendre toutes les subtilités du génie de Mozart, la formation de chambre à dix ou vingt musiciens jouant sur instruments anciens répond à l’intimité du plateau.

Notre ambition est de donner au public les clefs lui permettant de s’approprier le mythe de Don Juan, tout en surprenant les connaisseurs !


L’histoire

Nous sommes en 1815 et la répétition de Don Juan est interrompue par le directeur du théâtre qui interdit la représentation d'un meurtre sur scène pour des raisons de convenance. La répétition ne reprend que brièvement car le baryton s'insurge à son tour : Zerline, la jolie paysanne, ne se laisse pas séduire par Don Juan: encore un changement de Kalkbrenner, librettiste de la version de 1805. Voilà l'occasion pour la soprane d'afficher ses convictions féministes.

Nous jouons alors avec les 2 versions. Chez Kalkbrenner, c’est à Donna Anna que Don Juan chante sa sérénade, et non à la servante d’Elvira, ce dès le 1er acte ! Pendant le bal masqué, ce sont trois policiers qui viennent rechercher Don Juan le coupable, ce à la place d’Elvira, Anna et Ottavio car une loi vient d’interdire formellement les duels et toute vengeance personnelle. La justice est désormais la responsabilité exclusive de la police. Sous la pression des artistes, le directeur du théâtre se résout à suivre désormais le fil de la version « authentique » de Castil Blaze.


Théâtre dans le théâtre et échos modernes au mythe

En 1787, juste avant la révolution française, c’est le libertin révolutionnaire que Mozart et Da Ponte mettaient en musique et en scène.

En 1805, la musique du Don Giovanni de Mozart est jouée à Paris pour la première fois sous la forme d'un pastiche du à Kalkbrenner. Mais le livret est mutilé, adapté à la morale et la censure napoléoniennes: Don Juan n’est qu’un scélérat et son valet Leporello, un observateur critique et moralisateur. Avec la fin de l’Empire cesse enfin la querelle autour de Mozart, grâce à une nouvelle génération de critiques dont Castil-Blaze, musicographe, éditeur, critique musical et compositeur qui se donne pour mission de traduire en français les opéras de compositeurs étrangers de son époque afin de les faire découvrir au public français. Il devient spécialiste des arrangements de Mozart, tout comme de Rossini dont il est très proche. Il se contente de traduire les airs et de remplacer les récitatifs par des dialogues parlés, à la mode de l’opéra-comique français. Cette adaptation semble avoir remporté à l’époque plus de succès que l’original dans les maisons d'opéra européennes.





La presse en parle 

'' ... un spectacle fort séduisant.... une soirée de pure fête musicale et théâtrale.... La direction d'acteur de Nynke van den Bergh est détaillée et pleine d’imagination… Dans la fosse, Chauvet domine, et cela s’entend... ...Chauvet fait entendre les sonorités “authentiques” des instruments d’époque. Don Giovanni, anno 1815 est une fête musicale et théâtrale qui s’adresse à un large public ... "
Opera Magazine

''Le public sous le charme de Don Juan... c'est vraiment du grand art.... Sublimés dans leurs expressions, par l'orchestre ... que dirige Frédérique Chauvet.''
Ouest France 25/07/15 ...

''superbe version de Don Juan...''
Le Télégramme ...

'' ... une performance avec rythme, humour et belle musique ... douce, audacieuse, avec beaucoup d'empathie ... Des sons magnifiques et sonores ... ''​
Klassiek Centraal ...

Distribution

Équipe artistique


Frédérique Chauvet, concept et direction musicale Nynke van den Bergh, mise en scène Sanne Puijk (décors et costumes), Lukas Petow, lumières Tone Wolveren, surtitrage Gerolf Slot, administrateur Onno Heerlien, régisseur Anneke Veenhoff, chef de chant, piano Bart Van Sambeek, arrangement ​ Chanteurs


Anne Rodier, soprane Jean-Léon Klostermann, ténor Pieter Hendrik, baryton Wiebe Pier Cnossen, baryton-basse ​ Ensemble instrumental


Franc Polman, pre;ier violon Frédérique Chauvet, Raymond Honing, flûtes Alayne Leslie, Nienke van der Meulen, hautbois Diederik Ornée, Juanjo Molero, clarinette Gérard Serrano, Misha Sporck, cor naturel Stephanie Liedtke, Sanne Vos, bassons Franc Polman, premier violon/mandoline Stijn Schmeddes, Marinette Troost, violons 1 Roos Al, Helen Delis, Arjen de Graaf, violons 2 Sven Rotteveel Mansfeld, Florrie vd Kamp, alto Saskia van der Wal, violoncelle Huub van de Velde, contrebasse



Tournées

Joué en 2015 dans les théâtres des Pays-Bas et les festivals de Bretagne